Notre Histoire



PAL
EOLITHIQUE
- 1288


Non peuplée au paléolithique.
 
Avant J.-C. Vers 3000 civilisation néolithique (notamment Bologne et Sartène).
 Vers 2000 mégalithique (notamment Filitosa).

 Vers 1200 peuplement d'Ibères et de Celto-Ligures, venus du continent.
 900 arrivée des Étrusques qui fondent Corte, dont le nom rappelle celui des Quirites (Romains).

 Appelée Kyrnos (ou Cyrnos) , abordée par Phéniciens, Phocéens (fondent 564 Alalia, près du Tavignano), Carthaginois ; tous n'occupent que les rivages.

 260 à 162
après résistance acharnée, conquise par Romains. Après J.-C. VIe et VIIe s. domination byzantine.
 Influence pontificale (création de basiliques et d'évêchés par saint Grégoire le Grand).

 IXe au XIe s.
Sarrasins pillent et s'installent dans les régions les plus accessibles.

 1078 expulsés ; le Saint-Siège confie l'administration de la C. à l'archevêque de Pise.
 
1091 Urbain II offre la C. à la République de Pise.
 Reconstruction entreprise par les Pisans : églises de Nebbio, Murato (XIIe-XIVe s.).

 A partir de 1132 les Génois se substitueront aux Pisans malgré les efforts de Sinucello della Rocca (Giudice de Cinarca) en faveur de l'unité et de l'indépendance.
 1288
-avril Pise cède la C. à Gênes (victorieuse)



1347 - 1729


A partir de 1347
administrée par Gênes, mais résistance constante sans unité.
 1359 sur l'initiative de Sambucuccio d'Alando, le nord-est de l'île (qui devient la Terra del comune : " Terre du commun ") conclut un accord avec Gênes qui, aidée d'un conseil de 6 Corses, assure sécurité et justice contre un tribut annuel ; le sud conserve une organisation féodale.

 Puis Gênes confie l'administration de l'île à une société privée, la Maona, qui reçoit le monopole du commerce avec le continent.
 Gênes se heurte à des difficultés. 1396-1409 intervention française
 (maréchal Boucicaut).

 Début XVe s. intervention des rois d'Aragon soutenus par Vincentello d'Istria, Cte de Cinarca, qui fait édifier la citadelle de Corte.

 1434 l'Aragon abandonne.

 1453 Gênes confie l'administration à la Banque de St-Georges qui laisse l'île à l'abandon.
 1463 souveraineté milanaise. 1478 la Banque de St-Georges lutte contre féodaux du sud.

  Des Corses émigrent en France.

 1553 Sampiero conquiert l'île sur Génois, alliés de Charles Quint.

 1559 traité du Cateau-Cambrésis, l'île leur est rendue.
 Sampiero, appelé " Sampiero Corso ", reprend la lutte.

 1562 Gênes reprend l'administration à la Banque de St-Georges, ruinée par la négligence de ses représentants sur place et les pillages barbaresques.

 1567 Sampiero meurt.

 1571 Statuti civili e criminali règlent les rapports entre Corse et Gênes.

 1646-1729 épidémie de peste.



1731 - 1797


  1731-32
révolte, Gênes recherche l'aide de l'Empire germanique.

 
1736 royauté éphémère de Théodore de Neuhof (1694-1756).

 
1738-40 et 1743-52 Gênes recherche l'aide de la France qui cherche à rallier les Corses.

  1739
création du Royal-Corse pour désamorcer la résistance organisée méthodiquement par Pascal Paoli (1725-Londres 5-2-1807) élu général en chef en 1755.

 
1764-15-5 convention de Compiègne et 1768-15-5 traité de Versailles.
 Gênes confie à la France sa souveraineté sur la Corse jusqu'à ce qu'elle puisse rembourser le prix de l'aide française.
 Les dépenses faites pour l'administration de la Corse par la Fr. venaient alourdir la dette génoise ; mais les recettes étaient déduites de cette dette, ce qui incitait la Fr. à gérer la Corse de manière déficitaire.

 Corte reste capitale administrative.

 
1769-8-5 Paoli, battu à Pontenuovo, quitte la Corse.
  Création d'États provinciaux et d'une cour souveraine de justice.

 
1780-85 Marbeuf (Louis Charles René, Cte de ; 1712-86) commandant en chef.
 
1789-30-11 à la demande des 4 députés corses à la Constituante, l'île est décrétée
 " partie intégrante de l'Empire ".

 1790 lois des 3-2 et 4-3 forment un département (chef-lieu Bastia).

 
1793 2 départements, Golo (94 779 hab.) et Liamone (55 879 hab.).

 
1793-96 tentative de sécession menée par Paoli (amnistié 1789, il était retourné en Corse
 en 1790), soutenue par l'Angleterre
1794-19-6 George III d'Angleterre proclamé souverain du
 " roy. anglo-corse " (vice-roi : Gilbert Elliot).

 
1796-19-10 Bonaparte contraint les Anglais à quitter la Corse.

 
1797 André-François Miot (1762-1841) Cte de Melito 21-2-1814 rétablit l'administration républicaine.
 Administrateur général, il " coiffe " les préfets d'Ajaccio et de Bastia.
 Une centaine d'arrêtés, mis en application en 1801-02, octroient à la Corse un statut particulier, en principe provisoire, dans les domaines administratif, judiciaire, fiscal et douanier.



1802 - 1943



XIX-XXe s.
crise économique ; émigration vers la métropole ou territoires d'outre-mer.
 
1811 département unique (chef-lieu Ajaccio).

Maintien de l'ordre : confié à l'armée ; régime fiscal et douanier privilégié instauré.
 
1818 Louis XVIII confirme ces dispositions.

 
1870-4-3 Clémenceau, alors député radical, dépose, sous forme de pétition émanant du Club positiviste, une demande de séparation de la Corse et de la France.

1896 1er journal en langue corse, " A Tramuntana ", de Santu Casanova. 1912 loi met fin au régime douanier particulier prévoyant le rattrapage économique de l'île grâce à une subvention annuelle de 500 000 F-or, à verser pendant 50 ans (elle sera payée jusqu'en 1941). 1920-15-5 1er numéro de " A Muvra " (dir. : Petru Rocca).

 
1922 l'Italie revendique l'île en tentant d'exploiter le particularisme.

 1923 création du Partitu corsu d'azione.
 Dissous 1926, devient le Partitu corsu autonomista.

 
1931 expédition contre le banditisme.


 
1942-11-11 occupation italienne. Résistance (10 000 h.).

 
1943
-9-9 soulèvement de Bastia ; les Allemands, chassés, reviennent le 13 (bombardements) ;
10-9 soulèvement d'Ajaccio ; 20 % des troupes italiennes (l'Italie a capitulé le 8-9) se joignent aux résistants contre Allemands ;
13-9 débarquement (décidé par Gal Giraud contre l'avis des Alliés) de 100 h. du sous-marin Casabianca
14-9 : 500 h. débarqués ; -4-10 Bastia reprise, fin des combats ;
5-10 arrivée du Gal de Gaulle.

 Pertes françaises : 75 †, 239 blessés, 12 disparus. Résistance corse : 21 fusillés ou tués avant l'insurrection, 69 tués pendant les combats, nombreux blessés. Pertes italiennes : 245 †, 557 bl. Pertes allemandes : 200 †, 500 bl., 351 prisonniers ; pertes aériennes : 60 appareils, environ 270 h. ; pertes maritimes : 13 bateaux et embarcations.
 Destructions : voie ferrée, 113 ponts routiers, une partie de Bastia.



1946 - 1974


1946 - sept.-oct. procès des autonomistes accusés d'irrédentisme.
 
1949 1er plan de mise en valeur (échec).
 1957 création de la Somivac (Sté de mise en valeur de la Corse) et de la Setco (Sté pour l'équipement touristique de la Corse), programme d'action régionale pour développer l'agriculture corse.
1960-juillet l'" Union corse " créée (paraîtra jusqu'en 1968).

 
1961-janv. l'Association des étudiants corses créée (Pt : Dominique Alfonsi).
1962-8-4 référendum : seul département à voter contre les accords d'Évian ; -juillet à Vivario   naissance de l'Union nationale des étudiants corses (Unec). 1964-avril Comité d'étude et de défense des intérêts de la C. (Cedic).

 Problèmes de l'arrivée des pieds-noirs, des modalités de mise en valeur, des transports. Union c. et Association des étudiants c. deviennent l'Union corse-l'Avenir.
 
1965 présidentielle : consignes abstentionnistes. 1ers attentats contre la Somivac, à Ghisonaccia.

 
1966-31-7 le Front régional c. ( frc ) regroupe l'Union corse-l'Avenir (Charles Santoni), le Cedic (Paul-Marc Seta, Edmond et Max Siméoni) et l'Unec ; -déc. parutions de " la Corse-hebdomadaire ", " Arritti ". 1967 législatives : Max Siméoni a 2,3 % des voix. -3-9 les frères Siméoni créent l'Action régionaliste c. ( arc ).

 
1969-27-4 référendum sur réforme régionale, 54 % pour.

 
1970 - l' arc lutte contre vignette auto, défend chemin de fer.

 
1972-5-7 détachée de la Provence-Côte d'Azur, constitue une région.

 
1973-avril frc devient Partitu di u populu corso ( ppc ). -Août arc devient l'Azzione per a rinascita corsa pour l'autonomie interne.
Déc. après déversement des " boues rouges " de la Montedison italienne dans le canal de C., attaque de la sous-préfecture de Bastia.

 
1974
-22-3 attentat contre caravelle d'Air-Inter à Bastia ;
27-10 création du Partitu corsu per l'autonomia ( ppca ) : fusion du ppc et du Parti c. pour le progrès.



1975 - 1981



1975
-21/22-8 Aléria, des militants de l' arc occupent Sté vinicole de la C.
 (2 gendarmes †)

Edmond Siméoni, condamné 24-6 à 5 ans de prison dont 2 avec sursis ;
libéré conditionnellement 14-1-1977, se constitue prisonnier

 27-9 à la suite d'attentats (remis en liberté provisoire 17-12) ;

27-8 Conseil des ministres dissout l' arc ;

28-8 Bastia, fusillade (1 CRS † ; Serge Cacciari, condamné 10-7-1976 à 10 ans de réclusion criminelle).

 
1976-1-1 C. divisée en 2 départements. Jean Riolacci, préfet d'Ajaccio
(1er préfet corse depuis 150 ans).

 Charte de développement. Nombreux groupes nouveaux ; Francia (Front d'action nouvelle contre l'indépendance et l'autonomie) ; plusieurs attentats contre les autonomistes) ;

4-5 l' arc renaît sous le sigle apc (Associu di patrioti corsi) ;

5-5
flnc (Front nationaliste de libération de la C.) fondé ;

7-7 destruction à Ajaccio d'un Boeing 707 avant arrivée de Messmer, Premier ministre ;

22-8 cave d'Aghione dynamitée.

 
1977-17-7 apc devient l'Unione di u Populu Corsu ; -17-8 relais TV dynamité.

 
1978-13-1 destruction radars Solenzara ; -4-7 dynamitage château de Fornali ; -10-8 attentat à Ajaccio. 1979-20-7 locaux EDF incendiés à Bastia ; 8-8 9 transformateurs EDF détruits (4 leaders flnc arrêtés dont Jeannick Leonelli et Yves Stella condamnés à 15 ans de réclusion criminelle en 1978, amnistiés après 37 mois) ; -2/4-12, 3 attentats à Paris ; -20-12 attentats, organisations de voyage à Marseille.

1980-6-1- Bastelica (Corse-du-S.). des membres de l' upc font prisonniers le commandant Pierre Bertolini et 2 membres de Francia ; -8/10-1 gendarmerie mobile investit Bastelica : un tireur isolé tue un CRS : 2 † et 4 blessés lors d'un contrôle par gardes mobiles ; -11-1 grève générale ; -16-1 attentat ministère Éducation nationale Paris ; -11-2, 40 attentats ; -13-2 : 3 Paris (office de tourisme italien, gare de Lyon, Orly) ; -2-3 village de vacances PTT (87 % détruits) ; -8 et 9-3 attentats Montpellier. -9 et 10-3 Ajaccio, 14 attentats ; -22 et 23-4 Corse, métropole, 12 attentats. 1981
université de Corse ouverte ; -16-4 attentat Ajaccio (jour d'arrivée du Pt Giscard), 1 †.
 



1982 - 1989




1982
-11-2, 25 attentats ; 1 légionnaire tué à Sorbo par flnc ; -16-2, 17 attentats Paris et banlieue contre banques et gouvernement militaire ; -2-4 attentat à Ajaccio, annulation visite Pt Mitterand ;

30-7 vote sur compétences de la C. ; -19-8. 100 attentats ; -22-8 assemblée régionale élue.

 Commissaire Robert Broussard nommé préfet, délégué pour la police.

 
1983-5-1 flnc dissous par le gouvernement. -9-2 Schoch (commerçant à Ajaccio) tué par racketteurs (arrêtés mars) ;

13/14-6 Pt Mitterand en C. ; -17-6 disparition du militant Guy Orsoni ;

24-7 et 2-9 événements de Cargèse ; -12-9 Rosso et Pierre Massimi, secrétaire général de Hte-Corse, abattus par flnc (suite affaire Orsoni) ;

27-9 Consulte des Comités nationalistes dissoute ; -2-10 Association pour la C. française et républicaine (CFR) créée.

 
1984-8-2 Mouvement c. pour la démocratie ( mcd ) créé ;

31-3 19 attentats ; -17/18-4 9 attentats à Ajaccio ; -25-4 Noël Luciani arrêté ;
 -7-6 Marc Leccia et Salvatore Contini, ravisseurs présumés de Guy Orsini, assassinés dans prison d'Ajaccio ;

30-6, 20 000 manifestants de CFR contre violence ; -10/11-7 30 attentats ;
 -12-8 élections régionales : -25 et 26-8, 8 attentats.
1985-31-1 Jean Dupuis, hôtelier à Sagone, tué ; -6-2 Georges Bastelica remplace Broussard ; -29-3 et 7-4 attentats à Solaro. -15-4 préfecture Bastia ; -2-6 à Lava, contre village de vacances. 1986-23-3 au sud d'Ajaccio, centre de vacances ; -23-4 près Bastia, camping ; -15-5 Cargèse, 2 †. 1987-2-1 Marc Garguy, commerçant réfractaire, tué ;

21-1 Mouvement corse pour l'autodétermination ( mca ) dissous ; -4-3 attentat hôtel des impôts Bastia ; mars centre touristique ; -21-5 20 poseurs de bombes flnc arrêtés ;

23-5 11 nationalistes inculpés ;

17-6
Dr Jean-Paul Lafay, vétérinaire, Pt de l'Association d'aide aux victimes du terrorisme en Corse, tué par flnc

12-7 attentat contre gendarmerie de Boulogne-Billancourt ; -25-7 villa du Pr Paul Aboulker détruite ;

4-8 attentat Bastia, 1 gendarme †, 3 bl.
1988-24-1, 10 villas plastiquées ;
27-2 4 responsables flnc arrêtés dont Jean-André Orsini ; -8-3 à Ajaccio, 1 gendarme † ;

22-10 Félix Tomasi et Charles Pieri acquittés des poursuites criminelles ; -31-12 attentat contre confiserie de Soveria (Hte-C.).
1989
-avril grèves de fonctionnaires, troubles.



1990 - 1996



1990-26-5
Jules Gaffory, maraîcher, assassiné ;

7-6 Jean-Pierre Maisetti, horticulteur, assassiné ;

9/10 et -11-9 villas détruites dont celle de Jean-Marc Vernes. -26-9 attentat flnc à Aubagne contre filiale de la Sté Corse-Méditerranée ; Charles Antoine Grossetti, maire de Grossetto, assassiné ;

19-12 Lucien Tirrolini, Pt de la Chambre d'agriculture, assassiné ; -21-12, 2 tués à Propriano ; -31-12 Paul Mariani, attaché au cabinet de François Doubin, ministre du Commerce, et maire ( ps ) de Soveria (Hte-Corse) assassiné.

 
1991-2/-3-1, 7 attentats flnc ; -11-3 hôtel détruit à Calcatoggio ; -29-5 Bastia, attentat contre bâtiment Conseil général ; -juillet plusieurs attentats ;

 6-7 Paris, devant immeuble Éducation nationale (2 blessés) ; -15 et 16-9 Versailles et Créteil contre rectorats ; -29-12 Querciolo, 30 bungalows détruits.

 
1992-26-7 Resistenza monte une opération héliportée à Cavallo ; début sept. 15 000 ha brûlés ; -20-9 1 gendarme mobile tué à Zonza ; -2-12 attentat contre direction des impôts à Nice ; -3/4-12 attentats Nice, Paris, Corse ; -12/13-12 Porticcio et Ajaccio (16).

1993-1-1 entrée en vigueur de la taxe de 30 F à l'entrée et à la sortie de Corse ;

11-2 attentats sur le continent (dont 3 à Nice) par farc (voir ci-dessous) ; -nov. graves inondations.
1994-févr. commando (14 h.) arrêté. -26-12 Jean-François Filippi, maire de Luciana, assassiné.

 
1995-1-2 Cavallo, attentat : 66 logements et commerces détruits. -30-8 Bastia.

 Pierre Albertini tué, 2 agresseurs mortellement blessés. -31-8 Noël Sargentini, dirigeant de A Cuncolta naziunale, tué près de Corte. -16-10 Bastia, procès en appel de la catastrophe de Furiani (17 morts, 2 340 blessés en 1992).

28-10
Corte, assassinat d'un indépendantiste, Paul Cariotti.

 En 1995, 10 militants nationalistes tués.
1996
-9-1, 37 attentats revendiqués (26 plasticages, 11 tentatives) par Resistenza. -12-1 Tralonca (Hte-Corse),

 Trêve du flnc -Canal historique décrétée lors d'un rassemblement nocturne de 600 militants en cagoule et armés.

 8-3 assassinat de 2 nationalistes et du Pt tribunal administratif de Bastia. -1-7 Bastia, voiture piégée. 1 †, 15 blessés. -30-7 Bastia, incendie du palais de justice. -14-8 Ajaccio, attentat contre le palais de justice. -18-8 explosion à l'Assemblée. -19-8 charge désamorcée devant le domicile de José Rossi, Pt du Conseil général de Corse-du-Sud.